10/03/2007

Mère fille

Aujourd'hui, on a fêté l'anniversaire de ma mère. Elle aura 69 ans demain. Pas de grandes embrassades. les rapports entre elle et moi sont difficiles en ce moment.

C'est dur de se positionner en tant que fille lorsque le coeur de sa mère est pris entre le frère ainé qui est le préféré parce qu'il est le 1er (ce sont ces mots, il y a quelques mois) et le fantôme du 2ème qui occupe l'essentiel de ses pensées.

Ma mère doit croire qu'elle est la seule à souffrir parcequ'elle est LA MERE. Oublié le mari, le père, qui lui aussi a perdu un fils. Pas à un seul moment, La mère dans la détresse ne se tourne vers ses deux autres enfants pour s'inquiéter d'eux. Elle ne l'a même pas fait quand sa fille a perdu son premier petit chéri lorsqu'elle avait 18 ans. Alors, maintenant qu'elle est la première touchée....Pas un geste, pas une parole, pas une main sur l'épaule. La mère dans la douleur est égoïste et voudrait qu'on s'occupe d'elle. La mère dans la douleur fait mettre sur une plaque posée sur la tombe de l'être disparu, qu'elle l'aime et qu'il lui manque. Ca met la fille en colère. Parce que c'est trop tard pour lui. Mais qu'il en reste deux autres. Cette même mère qui n'a jamais eu de gestes ni de mots de mère chaleureuse. Cette mère voudrait que sa fille la soulage. Mais elle ne lui a pas appris ! Alors la mère s'éloigne de sa fille et vice versa...

Moi, la fille, je laisse tomber ! Pas envie de lui dire quoique ce soit. Ca ne servirait à rien. Les démonstrations d'amour qu'auraient dû me donner ma mère, c'est du passé. Je suis mère à mon tour, et ne cesse de "coller" à mes gosses. Mes enfants diront plus tard de leur mère que c'est un pot de colle, mais ne pourront jamais dire qu'ils ont manqué de calins, de caresses, de "je t'aime" ect.

Moi, au moins, je n'ai pas fait comme elle... Reproduire ce que ma mère était. Ma mère, elle, l'a fait. Hérédité, quand tu nous tiens...

tm_mer

 

22:32 Écrit par nid d'abeilles dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

ou quand la douleur aveugle et rend égoïste
je comprend
je ne peux rien dire d'autre que je te comprend
j'en ai encore des séquelles morales
même si c'était ma famille paternelle par rapport à mon père
pourtant, moi, je n'y pouvais rien et moi, j'étais vivante
mais ça, ils n'y pensaient pas ...
continue à choyer tes poussins, si parfois, ils te trouvent collante, chiante, à aucun moment, ils ne douteront d'eux et de ce qu'ils représentent pour toi

Écrit par : Pommefraise | 12/03/2007

Bonjour Nid Simplement me rappeler à ton souvenir.
Et bisou amical.
Duke

Écrit par : DUKE | 14/03/2007

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